Le lancement de nouveaux services comme le HomeKit d'Apple, Google Home, Amazon Echo et Echo Dot en Europe va sans aucun doute participer à l’adoption de la maison connectée. C’est pourquoi les marques proposant des produits dits « domotiques » se doivent d’être prêtes à s’intégrer directement avec ces types de services. 

Je pense que les assistants vocaux et la maison connectée ne peuvent pas être dissociés, de nos jours. Jusqu’à présent tous les appareils rendant notre maison intelligente sont pensés autour des Smartphones. Le problème ne vient pas d’une incompatibilité des produits entre eux mais bien de l’outil que l’on utilise.

Tous les constructeurs ont développé leurs produits autour du Smartphone en pensant que ce dernier allait être une télécommande et allait nous permettre de tout faire. Mais c’est justement cette manière de fonctionner qui limite les perspectives autour de la maison intelligente.

Le Smartphone est un objet personnel, alors que lorsque l’on parle de maison connectée, on recherche quelque chose tournée vers la famille sans distinction possible et peut importe l’âge de la personne. C’est pourquoi je pense que l’intelligence artificielle par la voix, par le biais des assistants vocaux va permettre le développement des objets connectés. Les appareils Smart Home deviendront des objets familiaux, que tout le monde pourra utiliser, à la différence du Smartphone. 

Le challenge : Rendre le quotidien plus facile 

Intégrer les assistants vocaux dans la smart home simplifierait grandement l’utilisation des produits. Plus besoin de chercher son Smartphone dans son sac, on n’a plus rien à la main, il suffit juste de parler pour commander les objets. Outre la facilité au quotidien, les assistants vocaux, les plateformes de Google, Apple, Amazon ou autre, ont l’avantage de pouvoir aussi fédérer une multitude d’équipements de marques différentes. C’est une autre problématique de la maison connectée…

Aujourd’hui, chaque système est fermé, pour des questions de sécurité, pour des questions de protocole. Pour le moment, il n’y a pas de standard à proprement parlé. L’avantage de l’assistant vocal est qu’il permet de parler sa langue maternelle ce qui met la technologie au second plan et replace l’humain au premier plan.  Le seul frein est que pour le moment, les leaders sur le marché sont anglophones et que cette technologie tarde à arriver en France. 

Un marché en devenir ? 

Sur le marché français, comme les autres dans le monde, nous avons tous misé sur le mauvais cheval en pensant que le Smartphone était central. Si cet objet est privilégié en dehors de la maison, il est relégué au second plan dans la maison familiale.  

Je pense que le marché français est aussi ouvert, que les autres marchés existants sur ces types de produits. Le bénéfice utilisateur, le plus produit, est évident ! Parler pour commander un appareil permet d’effacer totalement la technologie. De nos jours dans la maison connectée, on parle beaucoup de technologie, de Smartphone… alors qu’il suffit juste de parler. 

Pour conclure, nous devons remettre l’homme au cœur du développement, de la stratégie. Nous avons eu tendance à faire l’inverse, subjugués par cette nouvelle révolution technologique mais il ne faut pas oublier que c’est la technologie qui doit servir l’homme et non le contraire.